Wednesday, January 20, 2010

La Société Africaine de Raffinage SAR : La privatisation la seule option viable ?

La société africaine de raffinage est un des fleurons de l’industrie nationale depuis bientôt un demi-siècle. La SAR de par son capital est la première compagnie du pays. Au delà de son passe glorieux et de son statut de monopole (a un moment donne’), la SAR parvient rarement a satisfaire les besoins de ses principaux clients et utilisateurs. Elle traverse depuis 1961 des changements de capitaux et de structures organisationnelles. Total, Shell, Oryx et récemment les groupes Saoudiens Aramco et Bin Laden Group ont à des différentes périodes participe au capital de la compagnie. Pourquoi tant d’instabilité, de réorganisation de capital et de mauvaises performances financières ? Les raisons sont nombreuses mais les plus significatives demeurent la capacité, la compétence et le leadership des gestionnaires de la compagnie. Il faut rappeler que l’État est actionnaire majoritaire de la compagnie et cependant elle dispose des privilèges de celle d’une compagnie monopole. L’État sénégalais injecte des milliards de CFA pour éponger les pertes commerciales.
Le marche’ sénégalais de l’énergie est dans la phase de croissance et de développement et les pays voisins le Mali, les Guinées et autres sont des zones potentielles d’expansion. La compagnie dispose alors de toutes les ressources de l’État (peu de concurrences) pour l’exécution de sa mission. Les compagnies de raffinage dans le monde publique ou privée (Exxon Mobil, Valero, Shell, New Zealand etc.) ont des rentabilités et des performances extraordinaires. Je suis détenteur des actions de Valero la société privée américaine et la compagnie réalise année après années des records de profits.
La Société nationale d’Électricité (la Senelec) est malheureusement dépendante de l’approvisionnement de la SAR de même que les nombreux stations d’essence et les ménages sénégalais pour le diesel, fuel et gaz en butane. Les crises opérationnelles et financières répétitives de la SAR entraînent des répercussions négatives sur l’ensemble de l’économie du pays. Les coupures intempestives d’électricité depuis des années entraînent la perte de milliards de FCFA a’ l’État et aux entreprises privées. Les dirigeants de la compagnie manquent de vision, de mission et de leadership. N’importe quel Sénégalais dote’ d’une expérience et d’une formation universitaire aurait pu transforme la SAR a’ une compagnie profitable. Samuel Sarr bénéficie de toutes les prérogatives de l’Etat, de ressources et de soutien technique pour prouver qu’il est l’homme de la situation. Malgré tout, les coupures, les délestages et les pertes financières continuent d’affecter la société et la compétitivité du Sénégal.
L’implication de Saudi Aramco et de BLG est une lueur d’espoir car les nouveaux partenaires disposent de moyens, de ressources et de technologies pour contribuer au développement de la nation. Aramco et BLG disposent de 35% des actions, minoritaires et peu de contrôle, malgré les assurances contraires de Samuel Sar. Total la Société française longtemps actionnaire de la compagnie a décide de se retirer et les Iraniens préfèrent investir dans un autre domaine. Le retrait de Total est compréhensible car elle est une entreprise privée en recherche de profits et la SAR est incapable de procurer les profits souhaites. La Senelec a réussi pendant les dernières années a diminue la dépendance envers la SAR. Le barrage de Manantali et les « green energy » ou les technologies vertes demeurent une option pour la Senelec. A cause du réchauffement climatique, les consommateurs sont conscients de l’effet néfaste cause par l’émission de gaz a effet de serre. Les voitures électriques, les centrales nucléaires a’ utilisation pacifique, l’énergie solaire etc. constitueront dans l’avenir une source alternative au pétrole. Le gouvernement doit maintenant changer la politique envers la SAR et envisager l’avenir. L’avenir de la SAR est incertain et le gouvernement doit se tourner vers d’autres sources d’énergies comme le font actuellement les pays occidentaux pour diminuer leur dépendance envers le pétrole et ses dérives.

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