Wednesday, January 20, 2010

La Société Africaine de Raffinage SAR : La privatisation la seule option viable ?

La société africaine de raffinage est un des fleurons de l’industrie nationale depuis bientôt un demi-siècle. La SAR de par son capital est la première compagnie du pays. Au delà de son passe glorieux et de son statut de monopole (a un moment donne’), la SAR parvient rarement a satisfaire les besoins de ses principaux clients et utilisateurs. Elle traverse depuis 1961 des changements de capitaux et de structures organisationnelles. Total, Shell, Oryx et récemment les groupes Saoudiens Aramco et Bin Laden Group ont à des différentes périodes participe au capital de la compagnie. Pourquoi tant d’instabilité, de réorganisation de capital et de mauvaises performances financières ? Les raisons sont nombreuses mais les plus significatives demeurent la capacité, la compétence et le leadership des gestionnaires de la compagnie. Il faut rappeler que l’État est actionnaire majoritaire de la compagnie et cependant elle dispose des privilèges de celle d’une compagnie monopole. L’État sénégalais injecte des milliards de CFA pour éponger les pertes commerciales.
Le marche’ sénégalais de l’énergie est dans la phase de croissance et de développement et les pays voisins le Mali, les Guinées et autres sont des zones potentielles d’expansion. La compagnie dispose alors de toutes les ressources de l’État (peu de concurrences) pour l’exécution de sa mission. Les compagnies de raffinage dans le monde publique ou privée (Exxon Mobil, Valero, Shell, New Zealand etc.) ont des rentabilités et des performances extraordinaires. Je suis détenteur des actions de Valero la société privée américaine et la compagnie réalise année après années des records de profits.
La Société nationale d’Électricité (la Senelec) est malheureusement dépendante de l’approvisionnement de la SAR de même que les nombreux stations d’essence et les ménages sénégalais pour le diesel, fuel et gaz en butane. Les crises opérationnelles et financières répétitives de la SAR entraînent des répercussions négatives sur l’ensemble de l’économie du pays. Les coupures intempestives d’électricité depuis des années entraînent la perte de milliards de FCFA a’ l’État et aux entreprises privées. Les dirigeants de la compagnie manquent de vision, de mission et de leadership. N’importe quel Sénégalais dote’ d’une expérience et d’une formation universitaire aurait pu transforme la SAR a’ une compagnie profitable. Samuel Sarr bénéficie de toutes les prérogatives de l’Etat, de ressources et de soutien technique pour prouver qu’il est l’homme de la situation. Malgré tout, les coupures, les délestages et les pertes financières continuent d’affecter la société et la compétitivité du Sénégal.
L’implication de Saudi Aramco et de BLG est une lueur d’espoir car les nouveaux partenaires disposent de moyens, de ressources et de technologies pour contribuer au développement de la nation. Aramco et BLG disposent de 35% des actions, minoritaires et peu de contrôle, malgré les assurances contraires de Samuel Sar. Total la Société française longtemps actionnaire de la compagnie a décide de se retirer et les Iraniens préfèrent investir dans un autre domaine. Le retrait de Total est compréhensible car elle est une entreprise privée en recherche de profits et la SAR est incapable de procurer les profits souhaites. La Senelec a réussi pendant les dernières années a diminue la dépendance envers la SAR. Le barrage de Manantali et les « green energy » ou les technologies vertes demeurent une option pour la Senelec. A cause du réchauffement climatique, les consommateurs sont conscients de l’effet néfaste cause par l’émission de gaz a effet de serre. Les voitures électriques, les centrales nucléaires a’ utilisation pacifique, l’énergie solaire etc. constitueront dans l’avenir une source alternative au pétrole. Le gouvernement doit maintenant changer la politique envers la SAR et envisager l’avenir. L’avenir de la SAR est incertain et le gouvernement doit se tourner vers d’autres sources d’énergies comme le font actuellement les pays occidentaux pour diminuer leur dépendance envers le pétrole et ses dérives.

Saturday, December 19, 2009

Le marche des obligations : une source de financement a’ haut risque pour le Sénégal

La réaction des courtiers et dealers a’ la suite de l’émission des obligations du gouvernement est unanime “ YES WE CAN”. De Lagos, Londres et New York, les conseillers aux investissements se félicitent de l’arrivée des pays subsahariens peu sophistiques, inexpérimentés et novices dans le marche mondial des obligations. Les banquiers en perte de reconnaissance et de crédibilité en Occident sont à la recherche effrénée de nouveaux clients pour regagner les pertes colossales subies durant la crise mondiale. Les agences de crédit en l’occurrence Standard & Poors, Fitch et Moody’s avaient attribue la note AAA (aux mortgages backed securities et aux collateralized debt obligations) qui sont responsables de la cause de la faillite de Lehmann Brothers, Merill Lynch, Bern Stern etc. Les mêmes produits financiers ont entraîne (plus grave) la chute des pays tels que Iceland. Standard & Poors et les autres agences de crédit n’ont alors aucun intérêt a’ attribuer une mauvaise note (la note CCC ou même B-) au Sénégal car ce serait écarter les autres candidats potentiels a’ entrer dans la danse comme le Mali, le Niger ou la Cote d’Ivoire faim de capitaux pour financer les lourds déficits.
Le Sénégal et les pays subsahariens en général suivent une piste déjà empruntée par les pays asiatiques en 1997-1998. Le flux de capitaux étrangers a occasionne un boom économique et a entraîne des taux des croissance entre 8% et 12% de produit intérieur brut PIB. Le développement économique connu sous le nom de « Miracle Asiatique » avait reçu les acclamations du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Les courtiers étrangers avaient investi dans les bons d’obligations de la Malaisie, la Thaïlande, l’Indonésie etc. Les gestionnaires de portefeuille en particulier les hedges funds en quête de rendement et de risque ont mise sur les taux d’intérêt et les taux d’échange de ces pays. L’ancien Premier Ministre de la Malaisie Mahatir Mohamad avait accuse Georges Soros de détruire l’économie de son pays. Les gestionnaires de Quantum ont employé des produits dérives, les options et les « futures » appelles produits toxiques pour faire tomber le bath de Thailand. L’effet a atteint les autres pays asiatiques qui a entraîne la faillite et l’intervention du Fonds Monétaire International. Les séquelles sont encore visibles dans les trois pays cites ci-dessus. Suivant la même stratégie, le Livre Sterling de la Grande Bretagne, pays développe avec des institutions solides et stables, a subi les assauts des spéculateurs et le Pound fut dévalue à cause des gestionnaires des portefeuilles comme George Soros. Le Gouverneur de la banque et le Ministre des Finances anglais de l’époque malgré les nombreuses tentatives pour sauver la monnaie étaient obliges de céder car les marches financiers avaient anticipe la chute du Pound. Les gestionnaires de portefeuilles ont réalise des milliards de dollar de profits. Les exemples sont nombreux la Russie, l’Argentine et plus récemment Dubaï.
Le Président Wade veut une fois de plus alourdir le déficit budgétaire. L’emprunt obligataire sur le marche international constitue un risque dont le gouvernement ne pourra malheureusement pas bien gérer. Les courtiers internationaux sont prêts à les acheter et les maintenir dans leurs portefeuilles. Les obligations des pays subsahariens, pays instables politiquement, faibles économiquement et banques centrales presque inexistantes constituent un créneau lucratif pour les spéculateurs. Le Nigeria a conteste récemment la réduction de sa note de crédit. Le précèdent gouvernement grecque de Kostas Karamanlis s’était engage dans une furie d’emprunts obligataires. Le déficit a atteint des records et le pays a sombre dans une instabilité politique. Le Nouveau Parti a subi une défaite et le nouveau gouvernement de Georges Papandréou connaît une sérieuse situation politique et économique. Le gouvernement veut réduire les dépenses en coupant certains services sociaux mais il fait face a’ la résistance des unions et des syndicats.
Tôt ou tard, le pauvre sénégalais devra payer le déficit et les emprunts soit par la réduction des services sociaux ou par l’augmentation des impôts.

Tuesday, December 8, 2009

Dubai World va t'il sacrifie le port de Dakar?

Les récentes déclarations dans la presse de Mr Khoureysi Thiam sur la situation financière de Dubaï World révèlent encore le manque d’information ou la non maitrise des dossiers de notre gouvernement. Mr Thiam a répète les mêmes propos du Vice Président de Dubaï Word Port sans aucun aucune analyse réelle des informations. Il serait mieux approprie pour le ministre de lire la presse spécialisée (Wall Street Journal, Bloomberg, Reuters, Financial Times) ou de consulter les experts du domaine avant d’émettre une telle déclaration. La crise financière de Dubaï World est critique et est la conséquence logique d’une longue série d’’investissements dans l’immobilier, le maritime et la finance. Les agences de crédit Standard & Poor, Moody’s and Fitch ne se sont pas trompes et ont rabaisse la note de cotation de la compagnie Dubaï World. Le crédit de Dubaï World est passe de BBB- ‘à BB+ ce qui équivaut à un « Junk bond » donc une incapacité potentielle d’émettre des obligations a’ un taux d’intérêt préférentiel. Le royaume d’Abou Dhabi, l’un des sept constituants de l’Émirat Arabe Unie et un des plus riches, a décline la caution de Dubaï et de Dubaï World. Le royaume a profite comme les autres pays du golfe de la montée vertigineuse du prix de baril du pétrole et ainsi accumule un important surplus budgétaire. Pour diversifier et réduire la dépendance envers le seul produit disponible, le royaume a crée une entité denomme Dubaï World. La société DW a cree différentes divisions DIFC Investments LLC, DP World Ltd., Jebel Ali Free Zone, Dubai Multi Commodities Centre Authority, Dubai Holding Commercial Operations Group LLC, and Emaar Properties PJSC. Dubaï World contrôle 80% de Dubaï Ports World. DPW a acquis en 2006 Peninsular and Oriental Steam Navigation Company (P&O) de la Grande Bretagne l’un des grands transporteurs de contenaires dans le monde de même que l’exploitation et la gestion de terminaux portuaires partout dans le monde sauf aux États-Unis d’Amérique. Le Congre et le Senat américain ont bloque le deal pour des raisons de sécurité intérieure lie aux conséquences des attentats de World Trade Center.
DP World a une grande présence en Afrique. Les ports de Dakar, de Djibouti et de Maputo sous tombes dans le portefeuille de la compagnie. Le port autonome de Dakar de par sa position géographique, carrefour entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique, constitue une attraction et un investissement porteurs pour les compagnies maritimes. Le groupe Bolloré et Maerskline furent les deux grands exploitants du domaine depuis un demi-siècle. Dubaï Ports World a dans des conditions et un montagne financier contestes et contestables reçu en 2006-2007 pour une durée de 25 ans la concession et l’exploitation du port de Dakar. Le groupe a promis d’investir 448 millions de dollar (plus de 160 milliards de FCFA) de même que la création et la gestion du terminal a conteneur pour 300 millions de dollar appelle Port du Futur. Le ministre a dit que Dubaï a investi 50 milliards et crée 365 emplois. Le problème actuel est que le Sénégal est lie dans un contrat d’exclusivité pour une durée dont le futur (termes et obligations) est incertain. Les autorités par l’intermédiaire de Karim Wade ont manque la due diligence car les difficultés de Dubaï World et de Dubaï Ports World étaient déjà connues des hedge funds manager et des fonds d’investissement. Les « smart money investors » avaient déjà retire leurs gains de Dubaï bien avant 2006 en estimant le développement du pays ne reposait pas sur des bases économiques solides mais seulement sur de la spéculation. Si au moins Karim Wade avait étudie et analyse le domaine maritime, les groupes Bolloré et Mareskline de par leur expérience et leur solide réputation mondiales ont un avantage absolu sur Dubaï Ports World. Ces compagnies sont des leaders dans leurs domaines contrairement à Dubaï Ports World dont la création remonte seulement en 1999.
Actuellement, Dubaï World parent de DPW est en retard de payement de ses dettes. Les liquidités sont presque inexistantes et DW doit négocier avec les créditeurs. La compagnie a déjà commence à vendre des actifs la dernière en date un développement immobilier a New York. La cessation de biens est une nécessite absolue lorsque les réserves internes sont insuffisantes pour payer les dettes. Selon, Abdulrahman Al Saleh, le directeur des opérations de Dubaï World, la priorité est la vente des actifs et bien internationaux. Le port de Dakar est condamne.

Wednesday, November 11, 2009

Huum! If Karim Wade is better than his dad

Three weeks ago, I wrote an article expressing my real concern and disagreement with the new airline company. The article was posted on many websites and received a positive feedback from readers. Those interested can still visit and read it on my blog @ xalima.com. The truth is I am a little surprised the speed in which Karim Wade and his team succeeded to get a 15 billion Cfa financing. Not only had they deliver their promise in a few months period but also they had it in their home country. They did not need to go through a long process into the international market to get this funding. However, the thing that bothers me is whether our businessmen and businesswomen really understand the risk and return of this big project. Abdoulaye Wade himself our beloved President has trouble in funding his public projects like Ndiass Airport and others in Senegal. Finally, Wade decided to give up and postpone his big venture. How on the earth Karim Wade got everything he needs in a short time period where others struggle to get a dime? Many people wonder because he is the son of the President. I would say so a few years ago but after reading and studying this guy, the impression is he is doing a tremendous job. I do not mind whether our business community and banks are in a best position to accept or reject his proposal or if this is the real project they want to get in. For an entrepreneur point of view what matters is the financing. Karim Wade deserves a credit. He is a guy who does not do a lot of talk, a lot of politics and his main objective is to get things done. Karim Wade is passionate, energetic and his expectation is very high. A businessman should know the risk and return of a project. When asked to contribute to the airline company venture, the private and public sectors responded in a positive way. My concern is those men and women understand they are responsible and accountable to their shareholders and to the nation. I hope they read the business plan and understood the consequences in case of failure. I have no doubt these men are very experienced and professional. They are supposed to know the business and any pressure from karim is unacceptable especially for our public agencies. The bottom line is Karim Wade promised to deliver it and he made it. Karim Wade is not in his first venture and the success was absent in his last experiences. However, as a man of action, you never stop taking initiatives. One failure does mean you are a loser. I share and admire his passion, his conviction and determination even though I still do not think an airline company is appropriate in this global environment. The article I refer to “STOP KARIM WADE, UNE COMPAGNIE EST NON VIABLE...” still holds the same arguments I put in. The main reasons are still valid due to the economic factors. The market itself is not ready to welcome a new small company like the one they plan to invest in. Airline Company needs lot human and financial capitals. Senegal and Africa are dominated by foreign companies like Air France, Alitalia, and Delta etc which had already a competitive advantage (costs). The priorities should be focused on real projects that create value for the nation in the long term.

Thursday, November 5, 2009

La chute du dollar provoque la ruée sur l’or

L’or est devenu en quelques années l’investissement préfère des investisseurs, des banques centrales et des spéculateurs. Le prix est passe de $100 en 1976 a $1091 en 2009 du a la forte demande. Récemment, l’Inde le troisième géant économique de l’Asie âpres la Chine et le Japon vient de commander 6.71 milliards de dollar du Fonds Monétaire International. La récente flambée du prix de l’or a démarre avec l’invasion de l’Iraq lorsque G W Bush avait besoin de recourir a l’endettement pour financer la guerre contre le terrorisme. Le budget américain en surplus au temps du Président Clinton dégringole et plonge le pays en déficit. L’effet se fait ressentir immédiatement car le déficit entraine la baisse du dollar américain sur les marches d’échange. Le prix de l’or, du pétrole et les matières premières en générales sont tous fixes en dollar américain. Les pays producteurs de pétrole comme l’Arabie Saoudite, le Venezuela, L’Iran etc. reçoivent les devises en dollar américain. La Chine, L’Inde, la Corée du Sud, Le Japon et autres disposent de liquidités en dollar américain par le truchement de la baisse de leur monnaie locale. La chute du dollar diminue la compétitivité de leurs produits en Amérique car les États-Unis est le premier partenaire commercial des pays asiatiques. Depuis 1944 accord de Bretton Woods, les banques centrales dans le monde voyaient en dollar la monnaie de réserve et de garantie. Cette situation a change et les différents pays et institutions financières cherchent des solutions alternatives au dollar.
L’or est un refuge sur contre l’inflation. Le métal conserve la valeur intrinsèque durant les périodes d’instabilité, de récession et d’expansion économique. De ce fait, pour contrer l’érosion du dollar, les pays du Golf ont émis l’idée de remplacer l’arrimage du prix du baril contre l’or (islamique gold and silver dinar). La Chine premier partenaire commercial des États-Unis est le plus grand acheteur des bons du trésor américain. La banque centrale chinoise contrôle la fluctuation du yuan en détenant une réserve importante de dollar. Les chinois exportent les produits à couts bas vers l’Amérique et en contrepartie des intérêts des bons du trésor. Le dollar baisse, les taux d’intérêt américains a zéro percent conduisent les autorités de Beijing à revoir leurs politiques monétaires envers le dollar.
Les autres grands détenteurs de dollar américains comme les pays du moyen Orient, du Japon, la Chine, l’Inde, le Taiwan, la Corée du Sud sont forces de diversifier leurs réserves en vue de réduire la perte de leurs réserves. La diversification dans ce cas impose la réduction du dollar et l’achat de l’or et d’autres monnaies comme l’Euro. Le prix de l’or a une relation inverse avec l’indice du dollar. Lorsque l’indice du dollar baisse, la valeur de l’or augmente. Cette relation est visible seulement a’ long terme mais a’ court il est possible de noter une relation positive entre les deux. La banque centrale indienne fait partie d’une longue liste de pays qui ont exprime leur désir de réduire leurs positions et investissements.

‘’A weak currency is the sign of a weak economy, and a weak economy leads to a weak nation’’:Ross Perot

Thursday, October 22, 2009

La dette publique: un danger national

La dette publique: un danger national
Les récentes émissions d’emprunt du gouvernement sur les marches financiers démontrent le besoin immédiat et incessant de liquidités pour financer les dépenses publiques. Le problème du Sénégal est que les dépenses dépassent largement les revenus. Les recettes proviennent généralement des impôts sur le revenu imputes sur les salaires des travailleurs et les bénéfices des compagnies ou entreprises installées au Sénégal. Pour parvenir à financer les programmes ou payer les travailleurs, le gouvernement est oblige de recourir a’ l’emprunt. Le gouvernement doit promettre ou donner des garanties aux investisseurs (étrangers la plupart) en contrepartie du payement des intérêts et le montant principal à la fin de la maturité de l’obligation. Le Sénégal est différent des États Unis, du Canada ou des pays européens qui disposent d’une bonne réputation et une stabilité financière. Notre pays dispose de ressources humaines mais pas de ressources naturelles indispensable à l’obtention d’une bonne note sur les marches financiers. La note du Sénégal selon Standard and Poor est « B+ » pour les emprunts à long terme (entre 2 et 30 ans) et « B » a court terme. C’est surprenant d’imaginer un pays comme le Sénégal peut obtenir une aussi bonne avec les agences de notation. Le pays a adopte le même procède que les grandes banques aux États-Unis d’Amérique. Les institutions financières convertissaient les hypothèques et les prêts en produits d’investissements et les revendaient aux investisseurs du monde entier. Les investisseurs avaient confiance a ces produits car ils disposaient de la note « AAA » des agences comme S&P et Moody’s. Le hic est que les banques donnaient des garanties et des lignes de crédit pour disposer de la bonne note. Les investisseurs doutaient que l’origine des produits (par exemple les hypothèques) était le payement des intérêts de l’ouvrier américain sans emploi garanti. Vous connaissez la suite. Malheureusement le gouvernement du Sénégal a trop abuse récemment des émissions d’emprunts et les investisseurs étrangers commencent à douter de la capacité de notre pays. Un pays dont les dépenses excédent les revenus est oblige d’emprunter de l’argent pour payer les intérêts et le montant principal. Cela a tellement dure que les institutions internationales comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et les fonds d’investissement ont compris le plan qu’ils ont presque arrête de consentir des prêts au Sénégal. L’échec de la récente émission d’obligation au Sénégal a connu un fiasco avec une banque sénégalaise qui a refuse de prêter tout le montant. Si une banque Sénégalaise doute de la capacité et de la solvabilité de son pays, il ne faut pas se plaindre alors des étrangers.
Le Sénégal vit au dessus de ses moyens. Certains programmes listes dans la loi de finance de 2008 comme :
-L’entretien d’aéronefs de la Présidence de la République pour 1,156 milliard F CFA;
- Le fonctionnement du Sénat pour 2 milliards F CFA;
-L’acquisition de véhicules pour l’Assemblée nationale, le Sénat, et autre institution consultative pour 2,2 milliards F CFA
- Le cabinet de Wade 4.21 milliards de FCFA (loi de Finance 2010)
méritent d’être analyses en fonction des besoins du pays. Le Ministre des Finances doit être le gardien des finances publiques. Abdoulaye Diop est bien respecte par beaucoup de ses compatriotes mais sous son règne que le Sénégal a connu les pires déficits de son histoire. Nous savons tous à travers la presse la propension de Wade à dépenser mais l’avenir du Sénégal en dépend. Le Sénégal est dans une situation critique, si Wade est inconscient de la situation, au moins les citoyens doivent exprimer leur crainte et opposition face a l’avenir du pays. Les américains plus riches que nous sont élèves contre les dépenses de l’administration de Obama qui sont avant tout destinées a sauver l’économie. Le déficit d’une nation est une dette portée sur chaque citoyen. Tôt ou tard, les créditeurs vont exiger le payement de leurs dettes. Si les recettes sont insuffisantes pour éponger les dettes, les préteurs vont se tourner sur les actifs garantis par le Président Wade. Alors, les sociétés et les compagnies nationales vont tomber sur les mains des étrangers. Nous sommes tous condamnes surtout la génération future.




Thursday, October 15, 2009

A QUI PROFITENT LES MILLIARDS DE LA SUBVENTION DE L'ARACHIDE?

A QUI PROFITENT LES MILLIARDS DE LA SUBVENTION DE L’ARACHIDE ?
La subvention agricole permet au gouvernement de prendre en charge une partie des couts associes a la production et la vente de l’arachide. Les cultivateurs de Thies, de Louga, Diourbel etc. arrivent durement à concurrencer les produits importes (arachides et ses dérives) venant de l’Asie ou de L’Europe. Le Comite Interprofessionnel de l’Arachide (CNIA) propose de fixer le prix planché à 120FCA « en fonction des prévisions de collecte et des plans de financement qui seront proposés par les huiliers ». L’explication est vague car les sénégalais ignorent la manière dont le comite est parvenu au montant de 120FCFA le prix du kilogramme. Ce groupe a fixe le prix du kilogramme d’arachide base sur des calculs et estimations dont seul le comite connait les couts exacts. Pire, âpres audience avec Maitre Wade, le Président décide de passer de 120 à 165Fcfa et de porter le montant de la subvention à 13.5 milliards de FCFA. Aucune étude économique fiable ne justifie ce prix.
Les principaux acteurs sont SUNEOR, NOVASEN, le Complexe Agricole de Touba CAIT et les operateurs semenciers. Le rôle principal de ce comite est de collecter le produit du paysan, d’assurer le transport, l’entreposage, la transformation et la vente. Le comite est compose d’industriels, d’intermédiaires et de spéculateurs dont le seul but inavoué est de profiter de cette somme au dépends des principaux bénéficiaires les paysans. La bonne gouvernance exige de Wade la vérification des informations et la consultation des experts indépendants avant le décaissement de l’argent public. L’enveloppe de 13.5 milliards de FCFA revient à un groupe d’individus et un lobby composes de gens influents et puissants. Maitre Wade, le célèbre économiste, doit comprendre que l’argent du public doit être utilise dans une perspective de développement économique et social dans l’intérêt général. Sans tenir des réalités économiques nationales et mondiales, des conditions climatiques et de la concurrence, il est bon de conclure que la subvention est plus motivée pour la satisfaction des intérêts d’un lobby plutôt que de l’intérêt de la majorité des cultivateurs.
La somme de 13. 5 milliards de FCFA équivaudrait a 1 million de FCFA pour chaque sénégalais. Les jeunes pécheurs de Yoff, Yarack, Yenn etc. renonceront probablement aux pirogues meurtrières de Barcelone. Les hommes actifs de Dagana, Diawara, Dalafi etc. resteront dans les villes et villages pour la réalisation et production d’activités économiques. Les jeunes résidents de Selamata, Sedhiou, Saraya éviteront surement de rejoindre le maquis du MFDC.
La culture de l’arachide a toujours constitue un des principaux revenus des paysans et de rentrées de devises pour le pays. L’huile, le beurre, la farine d’arachide font partie des principaux ingrédients de la cuisine sénégalaise. Depuis une dizaine d’années, l’huile tirée de l’arachide connait une baisse de demande à cause de la maladie du cholestérol. L’Union Européenne, le Canada et les États-Unis ont mis des restrictions à l’exportation et les enfants en Occident sont allergiques à l’arachide et ses dérives. Les pays producteurs et exportateurs de l’huile Soja connaissent une forte demande grâce la faible teneur en lipide. Maitre Wade oublie même au Sénégal, une partie de la population ne consomme pas l’huile produite par le Comite Interprofessionnel de l’Arachide. Les populations riveraines de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie et des deux guinées vivent des produits importes de ces pays a cause du bas prix et de la bonne qualité. Il suffit de consulter les fichiers de la douane sénégalaise et de comprendre l’ampleur de la fraude dans les zones frontalières.
Le gouvernement du Sénégal doit encourager les paysans à la diversification. L’arachide est devenue de moins en moins indispensable à l’économie du pays. La subvention Européenne est dix fois plus celle du Sénégal et leurs produits inondent les supermarchés de Dakar. Les sénégalais aises et les expatries tous consomment les produits importes. L’huile de la Chine et de l’Inde coutent deux fois moins chère sur l’axe Saint-Louis, Matam, Bakel et Sedhiou.
Les régions du Nord et du Sud sont de grands producteurs de riz, de patates et de tomates. Faute de moyens d’entreposage et de routes adéquates pour le transport, la production locale est abandonnée ou détruite. La même situation est présente à Dakar, Thiès, Mbour et les régions centrales grandes productrices de fruits et de légumes.
‘’The public good is in nothing more essentially interested, than in the protection of every individual's private rights’’ William Blackstone

Harouna Hanne